L'élevage de bovins, de porcins et de caprins au Luxembourg est une production liée au sol. Un lien étroit existe entre l'élevage et les terres agricoles, notamment grâce à l'alimentation des animaux par des produits végétaux obtenus sur l'exploitation même. La capacité des animaux à s'adapter, leur vitalité et leur résistance aux maladies sont des critères importants, c'est pourquoi la préférence doit être donnée aux races et souches autochtones, également sélectionnées afin d'éviter certaines maladies ou des problèmes sanitaires rencontrés en élevage intensif (syndrome du stress, mort subite...).

 

Une sélection appropriée de races ou souches et une alimentation équilibrée de qualité, un environnement favorable (bonnes conditions de logement des animaux, accès aux pâturages pour stimuler les défenses immunitaires naturelles de l'animal) sont parmi les mesures préventives qui assurent la santé des animaux. De même, l'utilisation à des fins de traitement préventif d'antibiotiques ou de médicaments allopathiques chimiques de synthèse est interdite. On préfèrera traiter un animal malade avec des médicaments phytothérapiques ou homéopathiques, les médicaments chimiques étant strictement limités pour les cas où les produits précités se révélaient inefficaces. Enfin, l'utilisation de certaines substances destinées à stimuler la croissance des animaux ou la production (hormones, antibiotiques...) est interdite.

Lorsque les conditions climatiques le permettent, les animaux accèdent à des aires d'exercice ou de parcage en plein air. Ainsi, l'importance du cheptel est étroitement fonction des superficies disponibles afin d'éviter les problèmes de surpâturage, d'érosion et tout impact négatif pour l'environnement. Les logements répondent aux besoins des animaux en matière d'aération, d'espace, de lumière et de confort. Le nombre d'animaux par hectare ne dépasse pas deux bovins adultes par hectare, et chaque animal se meut librement, il est d'ailleurs interdit de les maintenir attachés.

Le transport, l'embarquement et le débarquement sont également effectués avec prudence de façon à limiter le stress subi par les animaux. Ainsi, l'utilisation de stimulations électriques pour contraindre les animaux ainsi que de calmants allopathiques à l'occasion du trajet est interdite. Les états de stress, de souffrance, voire de maladie des animaux notamment lors des phases de transport et d'abattage sont ainsi réduits au minimum.

Afin de garantir le retraçabilité des produits animaux, les opérateurs commercialisant des produits animaux sont soumis à un contrôle régulier et uniforme, portant sur tous les stades de la production, de l'abattage, de la découpe jusqu'à la vente au consommateur. De plus, chaque exploitant tient un registre indiquant les entrées et sorties des animaux dans l'exploitation ainsi que les traitements administrés. Parallèlement à ces mesures, les Etats informent la Commission en lui remettant un rapport de supervision.

Source: extrait de la brochure La Sécurité Alimentaire